Design et pauvreté

Le design recouvre un champ d’action pluriel, il touche aussi bien aux environnements urbains, aux objets peuplant les espaces domestiques et publics, qu’à ce qui se joue entre eux. Une segmentation du design en spécialités diverses « design d’espaces », « design d’objets », « design de services », etc., ne va pas sans poser problème et tend à sous-estimer les relations existant entre ces différents champs d’activité. Aussi, la singularité de l’enseignement du design à l’isdaT tient au fait qu’il y soit pensé avant tout comme un état d’être au monde, comme une attitude, nourrie de la prise en compte des milieux, des environnements, de la ville.

Une autre caractéristique de l’enseignement du design tel qu’il est pensé à l’isdaT réside dans la perspective critique adoptée à l’encontre de certaines manières de penser et de pratiquer le design largement répandues aujourd’hui : cette critique porte sur un design entièrement subordonné à des intérêts économiques, un design au service d’une organisation productiviste et marchande.

Le design tel qu’il s’enseigne à l’isdaT cherchera d’autres orientations, il veillera à faire primer les intérêts humains sur la recherche du profit et de l’avantage concurrentiel, à prendre soin des hommes et de ce qui les environne. Par un soin accordé aux qualités sensibles des objets produits, le design peut être à même de rendre l’homme plus conscient, vif et alerte quant aux mondes qui l’entourent. « Il n’y a pas de conscience politique aveugle » disait le cinéaste Jean-Marie Straub.

Ici des enjeux politiques — être plus lucide sur ce qui nous entoure, être au fait des spécificités de notre époque et pouvoir ainsi en parler — rencontrent des enjeux esthétiques. Cette rencontre invite à considérer ensemble « idéaux » politiques et questions liées aux formes des objets.

Afin de questionner le rapport d’un design non subordonné à des intérêts économiques, et au service d’une organisation productiviste et marchande, le programme de recherche s’est articulé sur 3 volets :

  • Habitat et précarité — 2015-2016 :  interroge le rapport entre le design, la ville et l’habitabilité dans un rapport critique au cahier des charges.
  • Travailler pour nous à Caylus — 2016-2017 : interroge le rapport au milieu et la place de l’appropriation de techniques simple — production numérique, artisanal, ou mixte, par les usagers.
  • Re-former le supermarché — 2017-2019 : interroge le rapport à l’environnement du supermarché comme remise en question des modèles dominants de la grande distribution et d’un « fournir sans fin ».

 

Habitat et précarité

Contenus à venir

Travailler pour nous à Caylus

Contenus à venir

Re-former le supermarché

Contenus à venir

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