Cycle 1 design
Le cycle 1 design de l’isdaT s’adresse à celles et ceux qui refusent le design jetable et la consommation aveugle, l’exclusif, les espaces standardisés et figés.
Apprendre les fondamentaux de l’habiter (aux différentes échelles parcourues, territoires, villes, habitats) de la matière aux systèmes
Face aux crises écologiques et sociales actuelles, notre formation prend le parti d’un design de la nécessité. Dans un monde saturé par la surproduction et l’épuisement des ressources, nous formons des designers d’espaces et d’objets, des architectes d’intérieur, capables de répondre aux impératifs du monde contemporain. Nous nous éloignons volontairement des logiques de la décoration d’intérieur purement esthétique ou des demandes du secteur du luxe. Notre pédagogie est un acte social et politique : il s’agit de redonner du pouvoir d’agir par une conception sobre, durable et engagée. L’objectif est de transformer le regard sur les gisements, les logiques de production constante de l’espace et de l’objet pour créer de nouveaux paysages domestiques en passant d’une posture de consommation à une posture tournée sur la vie.
La formation prépare à répondre à des demandes sociales et des services communs, incluant des phases de réalisation concrète en résidence, avec des commanditaires et en entreprise, ainsi que de la diffusion lors d’expositions.
L’Engagement professionnel
Cette formation forge ainsi des professionnels capables de concevoir des structures compactes, fonctionnelles, réparables et démontables, des objets, plaçant l’éthique et la responsabilité au cœur de l’architecture d’intérieur et pas seulement capables de revitaliser les filières locales. En alliant les matériaux bio-sourcés, les matériaux délaissés aux savoir-faire artisanaux et aux outils numériques, nos étudiants proposent des solutions d’aménagement qui respectent l’identité, l’inclusivité, l’équilibre avec le vivant et les activités de vos territoires.
Penser par l’échelle, agir en situation : une formation au cœur des réalités du monde
L’Échelle Micro : l’observation du réel | La matière, la ressource et le sensible
L’étudiant maîtrise les fondamentaux et l’origine des choses en apprenant à relever le réel par des médiums sensibles (dessin, photographie, son, vidéo, peinture etc…) en identifiant les rapports aux vivants et aux productions diverses. Il identifie les flux de matières (rebuts industriels, gisements domestiques) pour les rendre visibles et utiles. L’enjeu est d’apprendre à faire avec ce qui est déjà là, l’abondance devenant la matière première du projet. iels peuvent utiliser l’ensemble des ateliers de l’école.
L’Échelle Méso : le corps en situation | habiter l’espace et interroger les usages réels
Le travail se concentre sur le module de vie : l’étude de l’appartement comme « laboratoire de vie », en interrogeant l’habitat standard face à la crise du logement, mais aussi la micro architecture. L’objectif est d’apprendre à habiter de manière souveraine dans un espace en intégrant les usages et les normes inclusives et en interrogeant l’usage social de l’espace, le rapport au vivant, aux matières premières.
L’Échelle Macro : contexte et situation | L’ancrage territorial et humain : un design qui vient de « quelque part » et s’adresse à « quelqu’un »
Les ateliers de projet se complètent par un suivi plus serré du projet personnel notamment au deuxième semestre de la troisième année. Cette année marque l’aboutissement vers la problématique du projet personnel.Le projet personnel, qui constitue l’aboutissement de la 3e année, se structure comme une synthèse des compétences acquises sur les trois années de formation. Il ne s’agit plus seulement d’un exercice scolaire, mais d’une problématique de projet personnel où l’étudiant·e doit démontrer sa capacité à articuler les enjeux techniques, sociaux et politiques abordés durant son cursus.
En partant d’une phase d’ancrage : relever le réel et identification les ressources mode de production (tous les ateliers peuvent être convoqué — numérique, volume… techniques et matériaux aux choix), le projet personnel attendu est :
- Politique : Il répond à une demande sociale ou une nécessité actuelle (résilience urbaine, crise du logement, surproduction).
- Trans-scalaire : Il sait naviguer entre la micro-matière, l’objet/le corps et le paysage domestique et les usages public/privé.
- Engagé : Il s’éloigne du décoratif pour devenir un acte de construction manifeste en identifiant les partenaires nécessaires à son projet.
Le programme se décline sur trois années, guidant l’étudiant·es vers une autonomie de pensée et de fabrication de l’atelier de l’école à l’extérieur.
La progressivité au fil des 3 ans
Le temps d’autonomie est directement corrélé à la maturité de l’étudiant·e. Sa proportion augmente chaque année :
- En 1re année : L’autonomie est très encadrée. Le temps « hors cours » sert principalement à assimiler les outils techniques et à réaliser les exercices plastiques imposés.
- En 2e année : C’est le début de l’expérimentation. Les étudiant·es commencent à organiser leur temps pour répondre à des projets ouverts. C’est là qu’interviennent les ateliers de l’école, le début de l’ouverture vers l’extérieur ainsi que le lien avec les recherches théoriques et les références.
- En 3e année : L’autonomie devient prépondérante, surtout au semestre 6. Les cours magistraux s’effacent au profit du suivi individuel. Ce temps autonome est indispensable pour concevoir le projet plastique personnel présenté devant le jury du DNA.
Le « faire » et les expérimentations des ateliers techniques au volume, à la peinture, au son ou à l’image…
Ces espaces sont en accès libre : comme dans tous les départements de l’école, l’ensemble des ateliers est à la disposition des étudiant·es. En pratique, après avoir été formé·es à la sécurité par les technicien·nes et les assistant·es d’enseignement, les étudiant·es utilisent les heures d’autonomie tester les matériaux, des médium et produire leurs projets. C’est un temps d’apprentissage horizontal où les étudiant·es des différentes années (DNA et DNSEP) se croisent, s’entraident et partagent leurs recettes et savoir-faire.
L’espace de l’étudiant·e
Contrairement aux structures universitaires, les départements de l’école, comme celui de design, disposent d’espaces de travail partagés qui lui sont attribués. Cela signifie que l’étudiant·e bénéficie d’un espace physique permanent à l’école. Le temps d’autonomie consiste à habiter cet espace : y chercher, y installer ses références, y dessiner, y stocker ses maquettes en cours. C’est le lieu de la maturation intellectuelle et plastique du projet.
La collégiale et les rendez-vous en atelier
Se détacher des travaux pratiques (TP) traditionnels
Ce temps d’autonomie ne doit pas être confondu avec les travaux pratiques (TP) directement inscrits dans les cours. Pendant l’autonomie, les étudiant·es produisent par iels-mêmes. Le mode d’évaluation de ce temps s’inscrit soit dans la présentation collégiale (le moment où iels présentent l’avancée de leur travail collectivement), soit lors de rendez-vous individuels. Les enseignant·es n’imposent pas de direction : iels critiquent, orientent et valident (ou non) la démarche autonome de l’élève.
Le rôle des intensifs
Les périodes de cours intensifs (workshops, semaines bloquées ou projets transversaux) agissent comme des catalyseurs d’une relation au réel. Durant ces temps de travail intensif pour certain·es, le temps est suspendu pour celleux qui n’y participent pas. Le rythme habituel des cours s’arrête pour là aussi laisser place au travail en autonomie.
Le Bilan
C’est le moment de l’évaluation finale de ce travail en autonomie. Les étudiant·es y présentent leur production réalisée dans les différents ateliers de projet, mais mettent surtout en avant leur démarche personnelle issue des réflexions nées au fil des échanges et des situations pédagogiques.
À travers les cours techniques et les ateliers de projet, la pédagogie du DNA repose sur l’idée que le design s’apprend en faisant l’expérience de la matière, des médiums et des concepts. Le temps d’autonomie est le terrain de jeu officiel où l’étudiant·e se confronte sa pratique technique et plastique à sa posture de désigner/architecte d’intérieur face au monde.
Les stages
Des projets ouverts vers l’extérieur de l’isdaT sont organisés dans les différentes années de l’option design (workshop, concours, mise en situation réelle, stage). Ils sont destinés à se familiariser avec les modalités d’une recherche et d’un travail en commun dans des conditions approchant celles des réalités du monde professionnel. Les stages, d’une durée totale de quatre semaines, peuvent être réalisés en plusieurs périodes, doivent avoir lieu aux semestres 4 ou 5.
Évaluations
Les crédits sont attribués par les enseignant·es réunis en collégiale à partir des éléments du contrôle continu, des mises en espace et des évaluations semestrielles. En fin de semestre 4, le conseil se prononce sur le passage en semestre 5 ou le redoublement. Il peut ne pas autoriser un·e étudiant·e à redoubler. En fin de semestre 6 (8 semaines avant le DNA environ), le conseil attribue les crédits en vue du passage du diplôme, à partir de la présentation de pièces choisies parmi les semestres 1 à 6, significatives du parcours de chaque étudiant·e et de son travail au cours du semestre, inaugurant les prémices d’un axe de recherche.
Passage du diplôme
Lors du DNA, les recherches et le parcours de l’étudiant·e des six premiers semestres sont évalués par un jury extérieur. Pour se présenter au DNA, l’étudiant·e doit obtenir 15 crédits au semestre 6, le diplôme comptant pour 15 crédits. La production d’un écrit est requise pour l’obtention du diplôme. Il prendra la forme d’un article illustré se basant sur un cas d’étude en lien avec les recherches plastiques de l’étudiant·e.
Critères d’évaluation du DNA
- Présentation des travaux (formelle et critique) ;
- Pertinence du parcours et des recherches liés au projet ;
- Contextualisation du travail (qualité des références, diversité des connaissances) ;
- Qualité des réalisations.
Entrée en cycle 2
Avant l’obtention du DNA, les étudiant·es qui désirent poursuivre leurs études en second cycle à l’isdaT se présentent devant une commission d’admission. Celle-ci se prononce à partir d’une formulation écrite du projet de recherche et du portfolio. Un·e étudiant·e en année 3 peut se présenter devant une ou plusieurs commissions d’admission en 2nd cycle indépendamment de l’option choisie au 1er cycle. Il·elle peut également se présenter devant les commissions d’équivalence et d’admission d’autres écoles en vue d’une orientation conforme à son parcours et ses ambitions.
Livret de l'étudiant·e et emplois du temps
L’ensemble des informations concernant le programme des cours et les emplois du temps sont à retrouver sur le site dédié du Livret de l’étudiante en art, design et design graphique.
Équipes
Équipes administratives
Direction des études art, design, design graphique
David Mozziconacci
david.mozziconacci@isdat.fr
Secrétariat pédagogique
Fabrice Matéo
+33 (0)5 31 47 11 94
fabrice.mateo@isdat.fr
Bettina Mellet
+33 (0)5 31 47 11 95
bettina.mellet@isdat.fr
Équipes pédagogiques
Listes et biographies des professeur·es, des assistant·es d’enseignement et responsables d’ateliers
