EuroParade pour EuroFabrique

EuroParade, visuel © Stéréo Buro

Ouverture au public jeudi 10 février 2022 de 12h à 21h

Entrée libre et gratuite, avec port du masque et présentation du pass vaccinal.


EuroParade : folklores imaginaires, processions laïques, unissons polymorphes

Un projet proposé par l’isdaT — institut supérieur des arts et du design de Toulouse et la Casa Encendida de Madrid.
Conception et chorégraphie : Marta Izquierdo Muñoz / [lodudo] producción.
Assistant·es : Angèle Micaux, Marion Muzac, Simon Bergala, Samuel Aden, David Haudrechy.

Pour EuroFabrique, étudiant·es et praticien·nes de diverses disciplines — danseurs, scénographes, photographes, graphistes, costumiers, musiciens — présentent une EuroParade, un folklore imaginaire s’inspirant de pratiques processionnelles observées en Europe.

En s’associant avec la Casa Encendida, centre social et culturel de la Fondation Montemadrid, l’isdaT réunit des artistes madrilènes et ses étudiant·es de la formation pluridisciplinaire PLEXUS Lab. À partir de leurs diverses expériences et pratiques, ils conçoivent cette EuroParade, mêlant scénographie, danse, photographie, musique, design graphique et textile, performance…

La parade se retrouve dans une foultitude de pratiques européennes plus ou moins anciennes : carnavals païens, processions religieuses, mascarades festives ou manifestations militantes, défilés et fantaisies militaires, fêtes des fous ou cortège des sages. La parade est un lieu performatif où une communauté, aussi hétérogène soit-elle, se met à l’unisson, parfois en uniformes, afin d’affirmer son unité aux yeux de tous ; elle est le plus souvent festive, exubérante et bruyante, telle une procession débridée. La parade laisse une grande place aux utopies collectives dont l’Europe a besoin pour s’incarner.

Cela rejoint en beaucoup de points le travail que la chorégraphe espagnole Marta Izquierdo Muñoz développe en Europe avec sa compagnie [lodudo] producción, autour de communautés utopiques plus ou moins dysfonctionnelles, composés de personnages paradoxaux et ambigus, à la fois en marge et figures de la culture populaire.

La parade est aussi cheminement, itinérance. Elle relie divers points géographiques qui pourraient représenter une déambulation symbolique entre différents pays et régions d’Europe. Il est également difficile de ne pas penser à un autre type d’itinérance ou errance, souvent subie, celle des migrants et demandeurs d’asile.

Les artistes d’EuroParade s’inspirent des différents habits et masques de carnaval et de processions présents en Europe, de blasons d’armoiries européennes, de fanfares, bandas et autres musiques rituelles ; ils expérimentent l’unisson, la déambulation, le canon, le twirling bâton, le high-step, pour imaginer une EuroParade, défilé collectif, participatif et fédérateur.

Artistes et étudiant·es participant·es

Élisa Belugou, Coralie Coujet, Julie Deloraine, Mareva Dupost, Melchior Farudja, Maëlys Ferre, Faustine Gardeil, Charlotte Grangeat, Mila Heulin, Clémence Joseph, Elvira Lantieri, Sacha Lourties, Coleen Pere Jourdain, Ati Tampi di Capanema, Pablo Villebrun.


Dans le cadre de la Présidence Française du Conseil de l’Union européenne, le Grand Palais Éphémère présente EuroFabrique

Après avoir fait de la Nef du Grand Palais l’atelier de Franck Scurti en 2020 (réponse de l’artiste à une situation de crise, la pandémie), puis accueilli dans le Grand Palais Éphémère l’exposition Pour Paul Celan d’Anselm Kiefer (poursuite de sa réflexion sur la mémoire culturelle et politique de l’Europe), événement lui aussi inscrit dans le cadre de la PFUE, la Rmn – Grand Palais transforme le Grand Palais Éphémère en un atelier d’un nouveau genre.

Créé avec l’École des Arts Décoratifs et l’ANdÉA — Association nationale des écoles supérieures d’art, EuroFabrique se présente comme une agora et une grande école d’art et design européenne, vaste espace d’expérimentation autour de l’idée d’Europe, fédérant l’énergie et la créativité de jeunes artistes et designers en devenir en provenance de toute l’Europe. À l’heure du BREXIT, à un moment où les points de vue sur la question de la souveraineté divisent les états membres de l’Union Européenne, où les questions de l’indépendance économique dans une économie globalisée sont posées, où l’Europe doit se positionner face aux crises humanitaires et écologiques, quelles sont les attentes de la jeunesse européenne, et en particulier de la jeunesse créative, pour le futur de l’Union Européenne ?

EuroFabrique poursuit ainsi la réflexion sur les signes de l’Europe initiée par Rem Koolhaas en 2001, et reprise par Wolfgang Tillmans avec Eurolab, le forum créatif imaginé en 2018.

Pendant quatre jours, 400 étudiantes et étudiants d’écoles supérieures d’art françaises et européennes (art, design, cinéma, théâtre et musique) sont invités à se réunir pour interroger et inventer des formes qui portent le continent qu’ils habitent. Aujourd’hui, qu’est-ce qu’être européen ? Comment faire de l’Europe un milieu et un horizon désirables ? Comment la connecter au reste du monde, par quels principes, liens et attachements ? Et si l’Europe est un projet, comment le réenchanter ? Telles sont les questions qui seront au cœur d’un Grand Palais Éphémère transformé en grande école européenne supérieure des arts : non seulement en fabrique, mais aussi en laboratoire et en assemblée, le tout en utilisant principalement des matériaux de réemploi, et spatialisé dans les 10 000 m2 du Grand Palais Éphémère, comme on habite une géographie.

Pour explorer ces questions, les étudiantes et les étudiants de chaque école française présente à EuroFabrique travailleront en partenariat avec ceux d’une école d’art européenne qu’ils auront invité à concevoir un projet commun. 35 écoles d’art françaises et européennes participeront donc à EuroFabrique, accompagnées d’une 36e école imaginée pour l’occasion et qui rassemblera des étudiants et des artistes en exil, en lien avec le Programme Étudiants Invités (PEI) et les artistes en exil résidents dans les écoles d’art françaises grâce à PAUSE, le Programme d’Aide d’Urgence aux Scientifiques et artistes en Exil.

Par groupes, les étudiantes et étudiants prépareront et présenteront des projets qui questionneront les valeurs, les problèmes et les débats de l’Europe d’aujourd’hui. Les formes seront multiples, de la performance à la sculpture en passant par la création de textiles, le dessin ou le son. Les sujets traités seront en lien avec certains aspects de l’identité européenne tels que le langage, l’écologie, la question des frontières ou le folklore.

L’ensemble sera une contribution des écoles supérieures d’art et de design au débat public sur le présent et le futur de l’Europe : une traversée des formes, des images, des récits et des mythes qui configurent un monde commun.


Le programme d’EuroFabrique

Lundi 7 et mardi 8 février : entre hackaton, workshop et post-production, les étudiantes et les étudiants travaillent entre eux et produisent et/ou finalisent leurs projets.

Mercredi 9 février : les projets sont présentés et mis en débat avec de grands acteurs qui portent, questionnent et renouvellent le projet européen : artistes, intellectuels, scientifiques, femmes et hommes politiques, etc.

Jeudi 10 février : ouverture au public de 12h à 21h.

  • Présentation publique des projets conçus par les 36 écoles supérieures d’art et de design : installations, expositions, projections, performances, lectures, radios, recherches et expérimentations diverses.
  • Lectures : les étudiantes et étudiants de l’École du Théâtre National de Strasbourg liront les textes tirés d’un ouvrage inédit.
  • Installation sonore : réinterprétation de L’Ode à la joie par 5 étudiantes et étudiants de la section son du Conservatoire Supérieur de Musique et de Danse de Paris.
  • Projection du film Behind the Scene réalisé par les étudiantes et étudiants de la Fémis (École nationale supérieure des métiers de l’image et du son) autour d’EuroFabrique.
  • Le Nouveau Bauhaus Européen : discussion-débat autour du projet lancé par Ursula Von der Leye.

EuroFabrique — un projet de la Rmn — Grand Palais, de l’École des Arts Décoratifs et l’ANdÉA — Association nationale des écoles supérieures d’art. Labellisé Présidence Française du Conseil de l’Union Européenne 2022.

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