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Dans les murs

isdaT beaux-arts

Julie Martin

jeudi 19 déc. 2019

conférences

de 18h à 20h — amphi A, site Daurade

Intervention dans le cadre du cours de philosophie en année 2, options art, design et design graphique.

En s’employant à créer des représentations et des récits des événements contemporains, les artistes qui les produisent ne laissent pas cette prérogative aux seuls journalistes. Ambitionnent-ils pour autant d’occuper une place analogue dans la fabrique de l’information ?

Le journalisme semble constituer un référent valable, ce que confirme l’emprunt de la méthode de l’enquête, parfois négligée par les médias dominants, mais réhabilitée par les circuits d’information parallèles. Pourtant les artistes, tout en entretenant des parentés avec ces formats d’énonciation, maintiennent les singularités de leur champ d’activité spécifique. Ils livrent une vive critique de certaines pratiques photojournalistiques.

D’autre part, ils s’intéressent aux phénomènes invisibles qui se déploient à l’ère de la fluidité de l’information et qui renouvellent le questionnement sur les moyens et les formes de la représentation et de la documentation. Enfin, certains produisent des images apparemment abstraites ou « réduites » à des aplats colorés.


Julie Martin est docteure en sciences de l’art. Ses recherches portent sur les pratiques artistiques documentaires à l’ère des images fluides. Elle est actuellement boursière au Centre allemand d’histoire de l’art dans le cadre du projet annuel intitulé « Art et nouveaux médias ».

Parallèlement à ses activités universitaires, elle est critique d’art, commissaire d’exposition et co-responsable de Trois͜a, espace de programmation artistique à Toulouse. Elle a co-réalisé le commissariat de l’exposition Récits invisibles actuellement présentée au Centre d’art contemporain La Chapelle Saint-Jacques.

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The Innocents, Taryn Simon, 2002